Reflexions sur la consommation

Je n'écris pas souvent ici. C'est surtout qu'en ce moment je traverse une période un peu trouble. Je me remets en question, j'essaie de démêler des choses de ma vie pour avancer, et ce que je pourrais avoir envie d'écrire est trop intime pour finir ici. Enfin, c'est surtout que je n'ai pas encore trouvé le moyen de sublimer le tout pour arriver à ce que ça vous parle. 

Bref, je vous retrouve aujourd'hui avec un article un peu particulier. En fait, j'ai envie de dérouler une pensée autour de la société dans laquelle on vit. C'est une idée qui m'est venue pendant une conversation avec mon Barbu, et j'ai envie de donner mon avis et d'avoir le vôtre sur la question.

Ce n'est un secret pour personne, on vit dans une société capitaliste, rien n'est plus beau que la consommation, le profit et l'argent. Bon, je ne suis pas la dernière à consommer, bien que plus le temps passe, plus je m’intéresse au minimalisme, au végétarisme et autres manières de vivre différemment. Non pas pour suivre un effet de mode, mais plus une question de sensibilité, et de profond désaccord avec cette société. En fait, plus je me découvre ces temps-ci, plus je me rends compte que je ne me retrouve pas du tout dans le mode de vie actuel.  Je m'intéresse donc à d'autres manières de vivre, sans pour autant sauter le pas. 

Si je prends en exemple le minimalisme, ça serait un sacré virage pour la matérialiste que je suis. J'aime posséder des choses, j'aime acheter. Je sais que quand j'ai un coup de blues, j'ai souvent recours au shopping, (ou au chocolat, voire les deux, mais je ne vous ai rien dit). J'ai mille envies à la minute et une wishlist longue comme ma le bras. Cela vient en partie du fait que n'ayant pas de cercle familial à proprement parler, je n'ai que très peu d'affaires de mon enfance, et j'ai tout avec moi. Autant dire que quand j'en ai perdu une bonne partie à cause d'une cave trop humide, ça a été un véritable drame. Et je ne vous raconte pas la difficulté de me séparer de certains de mes meubles au cours de l’emménagement avec mon Barbu. Je possède également une boite à souvenir (celle qui est à l'origine du nom de ce blog d'ailleurs), qui à la base était une boite à chaussure remplie de lettres, d'objets divers et variés avec une grande valeur sentimentale. Aujourd'hui, c'est un carton. Un grand carton de déménagement. Ce n'est absolument pas raisonnable, mais j'ai beaucoup de mal à me résoudre à jeter tout ça. Je me dis que je devrais tout prendre en photo, et les conserver comme ça, mais je n'y parviens pas. 



Et pourtant, le minimalisme m’intéresse. Parce que je n'aime pas l'idée de participer à cette société, de consommer encore et toujours, de devoir acheter sans cesse des nouvelles choses. J'ai envie de choses qui durent dans le temps, de choses réparables. Et puis, très honnêtement, je ne compte pas le nombre de fois ou j'ai suivi une mode, ou j'ai eu envie de me lancer dans une activité, ou j'ai passé des heures à me renseigner sur les démarches, les outils à avoir, et ou j'ai cédé pour finalement que ça ne serve qu'une fois ou deux (pensée pour toi matériel de stamping, ou matériel de scrap, entre autres) Et je n'ai plus envie de ça. J'arrive dans une période de ma vie ou j'essaie de me définir et ou je me rends compte que j'ai vraiment envie de choses durables et utiles. Bon, je continue de baver devant les collections déco de maison du monde, mais j'ai quand même envie de faire le vide autour de moi, comme pour me recentrer sur l'essentiel. C'est rigolo, parce que c'est justement ce que j'essaie de faire psychiquement, comme quoi, je vais dans la bonne direction. 

Mais du coup, vous parler de consommation me fait penser que finalement, on a tendance à le voir qu'au niveau matériel, or, aujourd'hui, on consomme de tout. Je ne sais pas si vous avez remarqué qu'on consomme vraiment de tout, aussi bien des objets que des humains. Ouais, dit comme ça, c'est un peu choquant, mais c'est une réalité. Et bien moche si vous voulez mon avis. Bref, je ne présente pas Tinder, Meetic et tous ces sites de rencontres, qui sont l'exemple parfait de la névrose de la société. Tinder en est vraiment l'exemple le plus frappant : on prend ce qu'il nous plaît, et sinon on zappe. Mais finalement, ça marche comme ça en amour comme en amitié de nos jour. Au moindre problème, à la moindre défaillance, on jette, et on va chercher ailleurs. Il est où le temps ou on réparait ? Je ne dis pas que c'est possible dans tous les cas de figure, m'enfin, personnellement, j'en peux plus de ce mode de pensée. Ce sont ces mêmes personnes qui viennent se plaindre ensuite de ne pas arriver à nouer de liens profonds avec leur entourage. Enfin zut quoi, les gens ne sont pas des marchandises qu'on jette comme ça, chacun à une personnalité, une histoire qui lui est propre et qu'on ne peut connaître en un mois seulement ! Et encore, je suis gentille sur le délai, mais vous saisissez l'idée. 


Vous l'aurez compris, cette situation me fais grincer des dents et est à mon sens à l'origine de la difficulté actuelle de se faire des amis une fois adulte. Mais il y a pire que ça. (Ouais, je vous vois ouvrir grand vos yeux). Sachez, qu'au-delà de consommer les relations comme des objets, il y a des gens qui font de même avec leurs enfants. Oui. Il existe des gens qui font des enfants, et qui si ces derniers ne leur conviennent pas, ne sont pas à leur goût, sont trop encombrants (rayez la mention inutile), les jettent, purement et simplement. Alors, ça vous semble sans doute invraisemblable, mais c'est hélas une réalité. Mon Barbu me racontait une anecdote : un collègue a eu un enfant avec sa femme, et ils ont fini par divorcer. Cette femme a refait sa vie avec une personne qui n'aime pas l'idée que madame aie une fille. Donc cette charmante femme a donné la garde exclusive à son ex-mari, ne vois que très peu sa fille, et vis sa vie tranquillement avec son jules. (Je n'ai rien contre les Jules, et j'ai aucune idée du prénom de l'odieux personnage (oui, je juge), pardon pour l'emploi de l'expression). Et je connais pas mal d'autres histoires similaires. Sans mentionner le nombre d'animaux abandonnés tous les jours pour des bêtises aussi.


Autant vous dire que plus ça va, moins je me reconnais dans ce fonctionnement. Et encore, je n'ai pas abordé le thème du travail, dans le quel on est pensés que comme des ressources, des chiffres, et non comme des êtres humains. Cela me rends triste en fait, j'ai du mal à trouver ma place dans tout ça, du mal à tout démêler. Parce que bon, même en essayant de vivre différemment, la majorité des gens y vivent dans cette société névrosée, et l'Homme étant un être social, il faut bien essayer de faire des compromis. Sans compter le fait que l'argent est le nerf de la guerre et qu'il est indispensable pour vivre à l'heure actuelle.  En tout cas, je commence à avoir une idée assez nette de ce dont je ne veux pas. Et vous, quel est votre avis sur tout ça ?

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Mon avis sur le kit Mini Macaron

Parlons sexe.

Quand le shopping se revèle douloureux.