Le silence, un déménagement et la phobie sociale.




Oui, je sais, ça fait longtemps. J'ai tendance à ne pas savoir quoi raconter, parce qu'il ne se passe rien dans ma vie. Et quand il m'arrive des choses, je manque de temps pour écrire. Et il s'en est passé des choses : j'ai fait un service civique, j'ai déménagé mais cette fois j'ai changé de région. Je reviendrais peut être sur ce service civique, pour le moment il me laisse un goût amer, donc je vais le laisser de coté. Pour le moment, parlons déménagement.

 Je ne sais plus si je vous l'avais dit, mais je souffre de phobie sociale. Enfin, à l'époque le psy m'avait dit que ça n'en était pas, sauf que c'est ce qu'il a finalement transmis à son collègue. Bref, cette phobie à une raison, des raisons même, elle est liée à des évènements qui se sont produits dans mon ancienne ville. Donc je me suis dit que changer de ville allait m'aider.

scared
Moi, à l'idée de sortir seule, vue d'artiste.
 Sauf que j'ai la fâcheuse tendance à me créer une zone de confort et a y rester. Et puis, me direz-vous, sortir dans une ville que l'on ne connais pas, ce n'est évident pour personne. Le fait est que j'ai beaucoup (beaucoup) de mal à sortir seule. J'ai peur en fait, j'ai constamment peur de me faire agresser. Ce qui fait que je sort très peu de chez moi, mis à part quand je suis accompagnée. Donc finalement, je n'ai pas tellement l'impression d'avoir déménagé. Bien sur, l'appartement à changé, on a des meubles neufs, mais j'ai du mal à réaliser qu'on a changé de ville, et pourtant on est là depuis 2 mois maintenant.

Alors, pour tout vous dire, j'essaie. Cela varie suivant les jours, certaines fois, je suis incapable ne serait-ce que d'aller chercher mon courrier dans la boite aux lettre, d'autres je suis capable de prendre le bus et d'aller à mes rendez-vous. Mais ça reste très difficile. Je n'ai pas trouvé de solutions à part de petites techniques qui me font moins stresser. J'essaie de regrouper mes sorties, de les rendre efficaces, genre je m'arrange pour avoir à sortir la poubelle qu'au moment où je sort. S'il y a des choses que je veux faire, des boutiques en particulier, j'attends de passer dans le coin et de tout faire d'un coup. Et je prends toujours les mêmes chemins pour aller là ou j'ai besoin. Il y a des fois où ça ne suffit pas, ou je reporte. J'essaie d'être indulgente avec moi-même mais c'est difficile. Toujours est-il que je culpabilise beaucoup de cette situation. Je ne parviens pas à me faire violence sous peine de me déclencher des crises d'angoisses et de saper toute l'énergie que j'ai réussi à accumuler pour sauter le pas.

Je suis consciente que ça sonne ridicule, que beaucoup d'entre vous ont du mal à se représenter la chose. Mais c'est mon quotidien. Me demander si je me sens capable d'aller chercher mon courrier. De me demander comment je vais faire pour aller chez le coiffeur, où pour aller faire des devis dans les autos-écoles. Si vous avez des solutions, des astuces, je prends. En attendant, j'essaie de me rappeler que rien est dramatique, que j'ai le droit d'avoir des difficultés et que je fais ce que je peux. Un pas après l'autre. C'est comme ça qu'on apprends à marcher non?

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